One with the wind

Hors Saison Musicale sort des sentiers classiques !

 

One with the wind

Concert Dimanche 18 février à 15h30

Domaine de Flavigny-Alesia,

Ferme du Pont-Laizan  – 21150 Flavigny-sur-Ozerain

 

La veille du concert, les musiciens partageront leur musique avec les résidents de l’hôpital d’Alise Ste Reine, puis avec chez une dame de Corpoyer-la-Chapelle et enfin avec une famille de Jailly-les-Moulins.

Rompre la solitude à travers la musique est l’objectif d’Hors Saison Musicale.

 

 

 

DUO CORDOVIL –GALOIĆ, guitares

https://www.youtube.com/watch?v=7as46iNhYrY

 

Comme beaucoup de belles rencontres celle-ci est arrivée spontanément. Branko et Francisco se sont rencontrés dans un petit bar bohémien artistique à Paris, chez Adel. Ils ont commencé à jammer ensemble et tout de suite la complicité musicale est apparue. Cette connexion (sud d’Europe) entre deux musiciens depuis longtemps loin de leur pays d’origine (Croatie et Portugal) a fonctionné magiquement. Les racines des Balkans de Branko mariées aux influences de la musique portugaise et flamenco de Francisco ont fusionné parfaitement, et vite obtenu l’enthousiasme du public parisien.

Une musique explosive !

 

Francisco CORDOVIL. Francisco Cordovil est diplômé en guitare classique au Conservatoire National de musique de Lisbonne et à l’Ecole Supérieure de Musique de Lisbonne et est diplômé d’un Master en Musique et Art Contemporain à Oxford. Il a également étudié le Jazz au Hot club de Portugal. Il a participé à nombreux workshops avec des grands noms comme Kenny Burrell en jazz et Roland Dyens en classique. Musicien éclectique par nature il participe à des projets interdisciplinaires en danse contemporaine, théâtre et vidéo et joue dans des groupes des diverses styles, musiques iranienne, turque, brésilienne, portugaise, jazz, rock, classique. Ces divers projets lui ont permis de se produire un peu partout en Europe et ailleurs comme à Dubai et au Canada.

 

Branko GALOIĆ. Branko Galoić sourit quand on lui dit que les fanfares balkaniques, on en a ras la casquette. « Et guitare-basse-batterie, ça ne vous lasse pas? Je suis né en Yougoslavie, c’est une musique qui m’est proche, comme beaucoup d’autres… » Soyons justes: Branko Galoić n’est pas une fanfare. C’est un auteur-compositeur croate dont les chansons se teintent de cuivres, d’échos dylaniens, et d’un nuage de jazz manouche. Soyons encore plus justes: influences balkaniques ou pas, la musique qu’il propose n’a rien à voir avec une imitation de Fanfare Ciocarlia ou du Taraf de Haidouk.

Né à Zagreb, adopté par Amsterdam, accueilli à Berlin et enfin installé à Paris depuis quelques mois: tel est l’itinéraire de cet homme libre. Branko Galoić a passé la moitié de sa vie dans un pays qui n’existe plus, et dont les films d’Emir Kusturica renvoient l’image d’une contrée poétique et irréelle. « J’ai grandi à Ivanic Grad, à une trentaine de kilomètres de Zagreb. A l’époque on lisait les écrivains serbes, on voyait des films de Bosnie, on écoutait des groupes new wave macédoniens, et ça ne posait aucun problème. Nous avions une langue commune, le serbo-croate. Aujourd’hui on parle le croate, le serbe ou le bosniaque, mais c’est toujours la même langue. J’ai vécu les années 80 avec leur bouillonnement culturel intense, il n’y avait pas de censure, les artistes pouvaient presque tout dire…» Deux événements vont marquer le destin du jeune Branko: « A 17 ans, j’ai découvert la guitare, et c’est devenu une passion, pire que ça, une obsession. Et quand j’avais 18 ans, la guerre a éclaté. » La Croatie proclame son indépendance en 1991, mais les combats contre le pouvoir de Belgrade vont se prolonger plusieurs années. Le pays s’appauvrit, l’avenir est un concept flou. « A Ivanic Grad, après le lycée, on ne pouvait étudier que les maths, l’économie ou la chimie, et aucune de ces voies ne me tentait» poursuit Branko. Dans sa ville, où l’on ne compte qu’un cinéma et quelques cafés, les opportunités de jouer sont rares. « Il y avait bien les mariages, où on demandait aux musiciens des airs traditionnels, un peu de répertoire tsigane, mais surtout les tubes du moment, la musique pop la plus stupide qui soit. Je ne voulais pas en passer par là. » Faute de perspectives, Branko décide, à 26 ans, de s’expatrier. «J’ai vendu mon ampli, j’ai acheté un billet de train aller et j’ai débarqué à Amsterdam avec ma guitare et 50 DeutschMark dans la poche. » Il commence à jouer dans la rue et gagne de quoi survivre. «C’est une bonne école mais je ne l’ai pas fait très longtemps. J’ai multiplié les petits boulots. Surtout, je me suis plongé dans le milieu musical de la ville, très varié, avec des gens de toute l’Europe, des latinos… » Entretemps, Branko s’est mis à écrire, en croate et en anglais. Ses compositions retiennent l’attention du producteur bosniaque Dragi Sestic, qui a enregistré sur son label Snail Records quelques légendes de l’ex-Yougoslavie: Saban Bajramovic, Liliana Buttler, Mostar Sevdah Reunion… « Je pensais proposer mes chansons à des interprètes mais, à ma grande surprise, Dragi m’a dit: « Tu devrais les enregistrer toi-même. »

Son premier CD, Above the Roofs, paraît en 2005. Un recueil de chansons acoustiques souvent poignantes, inspirées par la sevdah, le blues de Bosnie, région d’origine de sa mère. Très bien accueilli aux Pays-Bas, il ne rencontre pas grand écho au-delà des frontières du royaume. En 2010, il publie Skakavac (Sauterelles), un disque où il introduit les sonorités des cuivres des Balkans. De retour aux Pays Bas, il forme le Skakavac Orkestar (tuba, trompette, trombone, batterie) et tourne dans les festivals où il reprend Jacques Brel (Vesoul) et Johnny Stulic, père fondateur du rock croate avec le groupe Azra, dans les années 70.

Son troisième album promet encore des cuivres en fusion, de furieux solos de guitare, de la dérision et de grands sentiments. On y trouvera les quatre titres qui forment la matière de cet ‘EP’ – une course-poursuite instrumentale à travers les Balkans (‘Devil’s dance’), une ballade à briser le coeur (‘Angel Song’), un ska réjouissant à la sauce disco (‘Till I’m 82’) , une complainte dans le style sevdah rhabillée d’habits funky (‘Aman Aman Taman Taman’) – et d’autres, dans la même veine…

C’est au tour de la France de découvrir et, espérons-le, fêter Branko Galoić, son univers inspiré par l’errance, son groupe qui, plus qu’une fanfare, est un petit cabaret ambulant. Et sa façon de marier l’ironie et la mélancolie qui font de lui un cousin de l’Argentin Melingo ou de l’Italien Vinicio Capossella.

 

Entrée libre – participation au chapeau

Infos : hors-saison-hautecotedor@pqev.org

www.horssaisonmusicale.fr

Tél. : 06 62 14 29 70

 

A l’issue du concert, la municipalité de Flavigny

nous invite à partager un verre avec les musiciens.

 

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